Lundi 04 janvier 2021 à 06h25

Et maintenant....que va t on faire? On a digéré la bûche de Noël, on a éteint les bougies, on s'est souhaité la bonne année, on a partagé la galette et on a rangé les décorations du sapin. Le temps des fêtes est passé, le temps des fêtes et la vie défaite par les contraintes sanitaires. Etrange lundi matin. Il est 6 h . Comme nous, le couvre feu est levé. La grande ville est vide et silencieuse. Les rares automobilistes qui se hasardent sur le boulevard doivent avoir près d'eux une attestation dérogatoire avec une croix dans la petite case. Le système fonctionne. Le champ des libertés est ratatiné, il a la taille d'un jardin de curé. On est prêt. Le troisième confinement peut être instauré sans crainte d'un refus massif. Résignation. Que va t on faire? Attendre l'heure de la piquouse! On n'a jamais vu autant de seringues à la télé que depuis deux semaines. Piqûre dans l'épaule, épaule d'agneau ou plutôt épaule de mouton. Moutons de Panurge. Urgence sanitaire! Marabout bout d'ficelle ! Entrez vous bien cette séquence dans la tête! Toujours les mêmes images, jusqu'à la nausée. L'espoir est dans la seringue et la concierge est dans l'escalier. Bande d'inoculés ! Vertiges. L'agenda de l'ours est fermé. Il me disait hier « Tu sais quoi? J'ai du mal à me projeter ». Ce qui m'étonne ce n'est pas qu'il parle ou qu'il me donne sa réponse avant que j'aie pu lui dire quoi que ce soit, ça c'est habituel. Ce qui m'étonne et qui est à la fois nouveau et inquiétant, c'est qu'il semble résigné à subir et non déterminé à agir. Distant, passif, amorphe comme un adhérent du Modem. Sans être opportuniste pour autant. Un genre Bayrou de secours. Castex me manque, douloureusement, comme le cinéma manquait à Annie Girardot. J'attends qu'il me dise quoi faire. La nation a besoin d'hommes comme lui pour réenchanter l'avenir. En attendant l'ours et moi on va se recoucher. Durant l'heure qui vient on a trouvé quoi faire. Un roupillon ! Bisous.