Lundi 08 juin 2020 à 05h56

« T'as cassé ta biscotte, reprends en une! Tiens la avec tous tes doigts, une vraie main d'homme Prends ta cuillère, pas le petit doigt levé! Pas non plus comme une cuillère à pot! C'est quand même pas dur d'avoir l'air d'un homme de temps en temps! » Avec l'ours il m'arrive de penser qu'on est dans « la cage aux folles ». L'ours veut jouer les humains mais ce n'est pas dans sa nature. Il est ours. Il lui arrive de donner le change, de faire comme si....mais que voulez vous, très vite le naturiste revient au bungalow. Vivre avec un ours en peluche demande un peu d'ouverture d'esprit, de tolérance, de compréhension. Déjà admettre qu'il puisse parler suppose qu'on laisse de côté les stéréotypes communément admis. Ensuite être capable de mener débats, controverses et polémiques avec lui, contraint à renouveler nos schémas de penser. Accepter la différence! L'autre. L'autre qui n'est pas moi ( même si parfois l'ours et moi ne faisons qu'un! 1+1=1 ! Chez les Chrétiens c'est 1+1+1=1 donc....on ne se moque pas!) l'autre sans lequel je n'existe pas vraiment. Accepter l'autre! Comment aurais je vécu ce confinement sans la compagnie quotidienne et affectueuse de l'ours? Douloureusement. Après avoir pris conscience du caractère normal et inéluctable de la mort, voilà que de par le monde les humains découvrent qu'ils sont divers par leurs choix de vie, leurs options religieuses, leur couleur de peau. Et alors « human lives matter ». Les vies humaines ont de l'importance. Vivre ! Vivre ....et si on casse sa biscotte on ne renonce pas, on en beurre une autre. Et on n'oublie pas de sortir le beurre du frigo la veille au soir! Le jour se lève sur Nantes, en Bretagne. On a du beurre demi sel.