Lundi 27 avril 2020 à 08h39

« Dans les villes de grande solitude ». L'ours cite Sardou, c'est vous dire si le confinement use le cerveau. Il y prend goût à ses promenades quotidiennes « avec son attestation ». « Avec mon p'tit vélo j'avais l'air d'un con , ma mère Avec mon p'tit vélo j'avais l'air d'un con! » Faut faire « pa poum pa poum pa poum, » pour avoir le rythme, Faut se laisser pousser la moustache, Faut pas avoir peur des gorilles, ni des cons, ni des seins de Margot qui donne la gougoutte à son chat...et s'appeler Brassens. Et hop, le tour est joué. Vous avez de quoi chanter pendant toute la journée. On n'est pas obligé de chanter du Sardou, mais on peut, si on veut. « On a encore le droit de ». C'est là où nounours veut me conduire ce matin. « Aura t on encore le droit de.... dans le monde d'après? ». Ours est perplexe, dubitatif, un poil ( un de plus!) inquiet. Depuis 6 semaines et pendant encore 2 semaines ( putain, 2 semaines!) on nous a formatés,conditionnés, malaxés, normalisés avec cette notion simple « ai je le droit de? Qu'est ce que je risque si? » Ça a tapé fort dans les cerveaux, ça s'est gravé profond. Et si j'en crois les bruits qui annoncent le discours de Doudou, ça risque de se poursuivre au delà du 11 mai. On va se taper de la liberté conditionnelle pendant un temps , un temps long. Alors l'ours faut pas craquer. Cherche en toi et trouve un espace de liberté, un petit coin joli que tu vas partager avec tes potes, une petite chanson pour être content de vivre ta journée. Et puis moi je suis là, et je ne me pose pas la question de savoir si j'ai le droit de t'aimer ou de te faire des bisous.