Aller au contenu

Dimanche 15 novembre 2020 à 09h39

Image

Jour 17 « Il va falloir s'habituer à vivre avec ce virus » E Macron. Falloir verbe du groupe contraignant dont on sent les effets chaque jour qu'il nous vient à l'esprit ( car nous pensons encore nous autres les vieux reclus !) de vouloir sortir de chez nous. Sortir de chez nous! Quel crime abominable, rien que la mort ne pourrait expier un tel forfait ( je pique la phrase à La Fontaine qui aimait bien la liberté , lui). Sortir de chez nous ou recevoir nos enfants sont les deux péchés capitaux qui habitent chez les vieux! « oui mon père j'avoue qu'à un moment de la journée, hier, aprés avoir brossé les dents qui me restent encore, j'ai été pénétré ( j'aime ce verbe. Il me fait penser à la statue de Sainte Thérèse en extase sculptée par Le Bernin pour Saint Pierre de Rome.) pénétré disais je par le désir maléfique de vouloir sortir de chez moi. Et « qui plus outre » comme disait Mireille Matthieu, très peu pénétrée, de vouloir m'éloigner de plus d'un km de chez moi! Et sans attestation. Vade retro Sanatas et Diabolo! Il faut protéger nos ainés qu'il a dit Manu. Il connait le sujet. Il a ce qu'il faut chez lui. Donc on nous confine pour ce que nous restions en vie mais nous risquons de mourir à cause des effets du confinement. Cette situation nous attaque gravement le cerveau. La raison va vaciller. On va se mettre à écrire n'importe quoi. On va parler à un ours en peluche et on va évoquer Sainte Thérèse d'Avila. Le delirium tremens ou très épais nous guette. Oh la la.... « Vivre avec le virus ». Manu a dit « vivre ». Avec l'ours nous avons convenu de nous réunir dans le salon pour réfléchir sur le thème « que signifie le fait de vivre avec le risque de mourir ? » Nous allons respecter les gestes barrières, l'ours lavera ses grosses pattes et ne touchera pas au clavier. Il écrase plusieurs touches à la fois ce qui rend confus et illisible son texte , un peu comme le projet gouvernemental ... Ce matin il pleut sur l'île de Nantes et le « vent souffle fort dans la rue du quai ». Quant aux « fous de la messe » ils devront rester chez eux et attendre que les églises ouvrent. En attendant ils sont comme sainte Thérèse, ils n'ont que Lisieux pour pleurer. Bisous