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Samedi 11 avril 2020 à 09h51

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« Toutes les fois que je le peux, seul chez moi, j'écoute pousser mes cheveux. » Effet collatéral du confinement c'est que même si toute l'activité économique du pays freine , avec autant d'énergie qu'un éjaculateur précoce une seconde avant l'orgasme, les cheveux continuent leur irrésistible fonction : ils poussent. Ils poussent jour et nuit même quand on a le dos tourné, sans bruit ou presque, sournoisement, coalisés dans leur souci de nuire avec les poils qui refont la conquête « des provinces perdues ». Après plusieurs semaines de confinement la situation capillaire et pileuse se révèle dans toute sa gravité. C'est « tendu » comme dit Doudou. Lui en plus il assiste à un changement de couleur de ses poils. C'est comme la voisine, de brune elle devient blanche, à la racine ! Faut il faire comme entre 1940 et 1944, attendre la Libération pour se faire tondre? Je pose la question.
Mon ours ne comprend rien à mes inquiétudes, lui il vit avec ses poils depuis des décennies et il s'aime tel qu'il est. Moi je l'aime tel qu'il est. Et si, suivant la sagesse de mon plantigrade philosophe, nous profitions de cette phase étrange de nos vies, pour décider de nous aimer davantage tels que nous sommes?