Jeudi 31 décembre 2020 à 08h44

Le bout....on en voit le bout. Le sang qui bout, le bout qui sent. La fin, l'épilogue, le terme, la conclusion et le point final. Le 31 décembre d'une année de merde qui restera dans les annales! Demain on change de chiffre. Vingt vingt ! C'était joué d'avance, ça ne pouvait pas être bénéfique. 20 20, trop de vins et pas assez d'ivresse! Une année à se taper une magistrale et permanente gueule de bois. Avec l'ours on avait bien aimé l'année 69 du siècle dernier. Ça offrait des possibilités et si ça ne provoquait pas l'extase du moins ça titillait l'imagination et ça suscite bien des regrets. Alors que 20 20, c'était vain et on vit ce que cela devint. Demain ce sera 21! Pour les gens de notre âge, ceux qui ont connu Giscard, 21 ça voulait dire la majorité. À la télé tout le monde fumait comme des pompiers, un vrai brouillard médiatique. C'était avant la Loi Evin. Même si « rien de rien, on ne regrette rien » l'ours et moi on piaffe d'impatience. On voudrait être déjà ce soir à 20h20 car on aura enduré la dernière épreuve de cette année de purge, le discoursamanu! Nous on aime surtout le petit bout de Marseillaise à la fin, on peut se dire que ça y est, il a fini l'exalté! Et après le discours? La fête, la bamboche, la teuf, l'orgie romaine, la bacchanale, le défoulement total.... ça va être, comment ils disent déjà les journalistes sportifs? Ah oui, « stratosphérique »! On va se pêter la ruche à grand coups de Champomy, cuvée spéciale. Ça va déchirer grave. Il nous reste même de la bûche de la semaine dernière qu'on a rapportée de chez Papimamie. À 20h20, juste après Manu, 20 minutes après le début du couvre feu! On va se lancer dans un de ces comptes à rebours...jusqu'à minuit. On va relire les chroniques qu'on vous a infligées depuis près d'un an. On rira des unes et on aura honte des autres mais on sera paisibles, lui et moi, surtout lui d'ailleurs, car on sait qu'on vous aura donné plein d'amour et beaucoup de bisous. Bonne soirée malgré tout. Mouillez bien votre doigt pour tourner la page.