Lundi 20 avril 2020 à 14h19

S'asseoir à la terrasse d'un café....? Avec mon maître on se fait des plans comme ça. On joue à « tu te souviens comment c'était avant....? ». Ah oui, on ne vous a pas dit ? Avant c'était avant ! Maintenant c'est « après ». D'ailleurs maintenant c'est déjà « après ». Il l'a dit Doudou hier pendant 150 minutes. C'était loooooooonnnng, long et chiant comme une soirée diapos chez des profs dans les années 70 quand ils rentraient avec le combi VW et qu'ils « avaient fait la Grèce ». En plus les diapos de Doudou, question exotisme et choix des premiers plans, c'était NUL ! Vers la fin, il respirait fort et mal Doudou, je me suis dit « s'il continue comme ça, crâne en peau de fesses va l'ajouter à ses statistiques ! ». Manifestement il fatigue, il perd sa voix et il cherche sa voie ( ou l'inverse) et il hésite à muter, entre le dalmatien et le panda. Donc il se contentait de lire ce qu'il y avait d'écrit sur la diapo. Quelle maîtrise de la communication ! Simple, ...mais chiant. ...Avant on pouvait aller au café. Souvent le café n'était pas bon, c'est vrai. Parfois la serveuse était aimable et son sourire faisait oublier l'amertume de l'arabica. On pouvait aussi aller dans un restaurant ou dans une crêperie ( je vous parle d'un temps que les moins de......), dans un cinéma écouter les gamins obèses se goinfrer de corn flakes ou dans un parc voir des canards se battre pour des bouts de pain dur et faire coin coin en remuant leur queue, ce qui n'est pas permis au cinéma. Avant , c'était avant. Ah !!! vous pouvez à longueur de temps parler de l'avant...et après? Chaque jour j'ouvre une petite porte de mon calendrier de l'après. J'y trouve une nouvelle mesure, une nouvelle peur, un vieux masque, un test périmé, un disque de Christophe ( pas Castaner, l'autre) ou un Doliprane de mon ours. Le philosophe a dit « on ne se baigne jamais deux fois dans la même eau. » Moi je dis qu'il a eu raison de le dire. Dans deux semaines Doudou va tout nous dire. Ça va être long mais on s'en fout. Ça change de De Funès. Bon, mais je parle, je parle et je vois que l'ours patiente devant sa tasse vide. Encore un qui attendait quelque chose et qui m'a écouté pour rien.